La Part de l'autre, Eric-Emmanuel Schmitt

Publié le par Didascalie

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Et si Adolf Hitler avait réussi, à sa deuxième (et donc dernière) tentative en 1908, l'entrée à l'école des Beaux Arts de Vienne, à quoi aurait bien pu ressembler le vingtième siècle?

E-E Schmitt fait le pari de décrire en parallèle la vie d'Adolf H. - jeune peintre ambitieux qui prend conscience de ses lacunes et évolue grâce à des camarades et amis plus talentueux qu'il respecte et admire - et celle d'Hitler - homme perdu, errant, seul, se croyant investi d'une mission plus grande que lui pour sauver l'Allemagne. De l'annonce des résultats le 8 octobre 1908 à la mort d'Adolf Hitler, nous parcourons avec anxiété ces années où l'un se concentre sur sa carrière et son bonheur tandis que l'autre ne voit que l'Allemagne et le bonheur des Allemands. Quand l'égoïsme a du bon...

Un récit prenant, qui met en scène succès, difficultés, espoir et désespoir de chacun des deux protagonistes, gardant le lecteur dans une peur constante des événements à venir. Une dernière partie qui s'essouffle néanmoins mais une fin d'ouvrage qui laissera en vous un souvenir à jamais impérissable de ce magnifique roman.

Publié dans Best Seller

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charles daney 05/12/2009 06:19


Je le crois aussi. Il y a des époques et des situations dont il faut se méfier. L'"homme providentiel" existe toujours pour celui qui l'attend.


Didascalie 09/12/2009 17:48


En effet, et il est malheureux de constater combien sont nombreux aujourd'hui ceux qui attendent à nouveau cet "homme providentiel" qui ferait miroiter des jours meilleurs à n'importe quel
sacrifice. Malgré tant d'ouvrages sur les méfaits de cette période hitlérienne, il semblerait que les difficultés sociales actuelles fassent émaner des sentiments néo-nazis.


charles daney 08/11/2009 07:28


Quand Guy Lapébie, dans une classe, a dit qu'il avait été premier devant Hitler (aux jeux olympiques de Berlin, en 1936) un élève lui a demandé. Pourquoi, Hitler était second?
Et sdi Hitler avait été champion cycliste au lieu d'envoyer des chars et des sides?


Didascalie 05/12/2009 00:31


Oui, en effet, beaucoup de "et si" peuvent être posés dans ce cas là. Mais dans le roman d'E-E Schmitt, on comprend qu'en fait, si ce n'avait pas été cet homme nommé Hitler, l'époque en Allemagne
était telle qu'il y en aurait eu un autre avec une volonté toute aussi féroce de se dévouer pour son pays, à ne plus pouvoir se remettre en question, ni même à analyser le bien-fondé de ses
décisions.