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Premier volet de la trilogie d'Edward le vampire et de Bella l'humaine.
17 ans. Bella décide de vivre chez son père - divorcé depuis longtemps de sa mère - solitaire dans une ville de province, Forks,
ville qu'elle a toujours détestée lorsqu'elle était plus jeune. (Le pourquoi de cette venue est expliquée mais reste absurde à mon sens, car à cette âge, on fait les choses plus pour soi que pour
aider sa mère à mieux vivre avec son nouveau compagnon). Elle se fait peu à peu à la vie quotidienne de la ville, ses amis, le lycée et Edward, le
garçon qu'elle trouve sublime mais qui fait partie d'une famille différente, ne s'intégrant jamais aux autres et adoptant des habitudes plutôt étranges.
Curieuse, Bella va se rapprocher d'Edward et découvrir son secret (d'être vampire), qui au lieu de l'effrayer, la fascine de plus en plus. Même si cotoyer une telle famille
lui apporte quelques ennuis.
Quel ennui que ce livre...
Aucune profondeur des personnages, des dialogues prévisibles, une action lente et inintéressante, un livre interminable, beaucoup trop long pour ce qui y est dit
et fait. On tourne tout au long du livre autour du seul thème : Edward, je t'aime, je sais que tu es un vampire mais je suis très attirée par toi, déchiffrer tes pensées m'est impossible, dis moi
si tu m'aimes. Bella, oui, je t'aime, mais c'est dangereux pour toi de rester près de moi, pars. Tu ne m'aimes donc pas Edward? Si, Bella je t'aime, mais je suis un vampire, il faut te
protéger.
J'ai rarement autant soufflé au cours d'une lecture, tellement les échanges étaient factices, évidents, ou complètement inappropriés.
La famille d'Edward est survolée, celle de Bella tout autant, rien d'intéressant dans la ville, aucune histoire de lycée à part trois amourettes, seulement des dialogues entre les deux
amoureux, dialogues futiles qui ne mènent à rien. Un peu d'humour tout de même, qui tente d'alléger cette lourde inactivité. Si l'idée est de montrer que leur vie ne les
intéresse que pour leur relation, on l'a très vite compris, et on s'en lasse vite.
Ennui au programme. Je ne le conseillerai à personne, même pour une salle d'attente.

Autant j'appréciais volontiers Harlan Coben dans ses précédents romans, autant ce dernier m'a déçue par une histoire peu originale avec des personnages trop
caricaturaux : un solitaire au coeur déchiré qui fait les héros, une mère bouleversée et vache, un mari en manque d'amour, un père mafieux violent, un professeur
pervers.
Un soir, lors d'une fète, après avoir surpris deux des filles de ses amis parlant de drogue et d'alcool, Myron Bolitar les interpelle et leur fait
promettre de l'appeler lorsqu'elles auraient besoin d'aide. Lui promet de ne poser aucune question en retour. Quelques jours après, l'une des deux filles, Aimee, l'appelle tard dans la
nuit afin qu'il la conduise chez une amie : il accepte, l'amène et repart sans poser trop de questions même si ça le démange. Le lendemain, Aimee est portée disparue
et Myron suspecté d'enlèvement. Se souvenant de sa promesse, il va tout faire pour la retrouver.
Prévisible par moments, ennuyeux par d'autres, l'intringue peine à commencer. Les personnages ont des caractères bien trop polis, peu détaillés, voire
grossiers. Ils ne nous émeuvent pas ! Bien entendu, le méchant sera puni, le gentil sera tout blanc comme neige, trop blanc - trop noir les acteurs de cette histoire m'ont énervée tellement ils
étaient loin de montrer des comportements singuliers avec des idées particulières.
Mais l'enchaînement des actions comme le suspense en font un livre plage adéquate.

Un magnifique chef d'oeuvre de Victor Hugo, en vers, d'une extrème beauté.
Cette pièce de théâtre met en scène Ruy Blas, valet de Don Salustre, qui tombe amoureux de la reine et tente de s'en faire aimer, sans s'appercevoir que son maître a justement pour objectif de
ridiculiser la reine grâce à cette liaison dont il est l'instigateur.
Dans cet acte, la reine a nommé Ruy Blas premier ministre et ce dernier décide de faire entendre sa voie face à des ministres peu scrupuleux. Une dénonciation poignante du gouvernement
espagnol de l'époque.
Acte III Scène 2
Ruy Blas,
survenant
" Bon appétit! Messieurs!-
Tous se retournent. Silence de surprise et d'inquiétude.
Ruy Blas se couvre, croise les bras, et poursuit en les regardant en face.
Ô ministres intègres!
Conseillers vertueux! Voila votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison!
Donc vous n'avez pas honte et vous choisissez l'heure,
L'heure sombre où l'Espagne agonisante pleure!
Donc vous n'avez ici pas d'autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après!
Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe!
-Mais voyez, regardez, ayez quelque pudeur.
L'Espagne et sa vertu, l'Espagne et sa grandeur,
Tout s'en va. -Nous avons depuis Philippe-Quatre,
Perdu le Portugal, le Brésil, sans combattre;
En Alsace Brisach, Steinfort en Luxembourg;
Et toute la Comté jusqu'au dernier faubourg;
Le Roussillon, Ormuz, Goa, cinq mille lieues
De côte; et Fernambouc, et les Montagnes-Bleues!
Mais voyez. -Du ponant jusques à l'orient,
L'Europe, qui vous hait, vous regarde en riant.
Comme si votre roi n'était plus qu'un fantôme,
La Hollande et l'Anglais partage ce royaume;
Rome vous trompe; il faut ne risquer qu'à demi
Une armée en Piémont, quoique pays ami;
La Savoie et son duc sont pleins de précipices.
La France, pour vous prendre, attend des jours propices.
L'Autriche aussi vous guette. Et l'infant bavarois
Se meurt, vous le savez.- Quand à vos vice-rois,
Médina, fou d'amour, emplit Naples d'esclandre,
Vaudémont vend Milan, Leganez perd les Flandres.
Quel remède à cela? - l'État est indigent,
L'État est épuisé de troupes et d'argent;
Nous avons sur la mer, où Dieu met ses colères,
Perdu trois cents vaisseaux, sans compter les galères!
Et vous osez!... -Messieurs, en vingt ans, songez-y,
Le peuple, -j'en ai fait le compte, et c'est ainsi!-
Portant sa charge énorme et sous laquelle il ploie,
Pour vous, pour vos plaisirs, pour vos filles de joie,
Le peuple misérable, et qu'on pressure encore,
A sué quatre cent trente millions d'or!
Et ce n'est pas assez! et vous voulez, mes maîtres!...-
Ah! j'ai honte pour vous!- Au-dedans, routiers, reîtres,
Vont battant le pays et brûlant la moisson.
L'escopette est braquée au coin de tout buisson.
Comme si c'était peu de la guerre des princes,
Guerre entre les couvents, guerre entre les provinces.
Tous voulant dévorer leur voisin éperdu,
Morsures d'affamés sur un vaisseau perdu!
Notre église en ruine est plein de couleuvres;
L'herbe y croît. Quand aux grands, des aïeux, mais pas d'œuvres.
Tout se fait par intrigue et rien par loyauté.
L'Espagne est un égout où vient l'impureté
De toute nation. -Tout seigneur à ses gages
A cent coupe-jarrets qui parlent cent langages.
Génois, Sardes, Flamands. Babel est dans Madrid.
L'alguazil, dur au pauvre, au riche s'attendrit.
La nuit, on assassine et chacun crie : à l'aide!
-Hier on m'a volé, moi, près du pont de Tolède!-
La moitié de Madrid pille l'autre moitié.
Tous les juges vendus; pas un soldat payé.
Anciens vainqueurs du monde, Espagnol que nous sommes,
Quelle armée avons-nous? A peine six mille hommes.
Qui vont pieds-nus. Des gueux, des juifs, des montagnards,
S'habillant d'une loque et s'armant de poignards.
Aussi d'un régiment toute bande se double.
Sitôt que la nuit tombe, il est une heure trouble
Où le soldat douteux se transforme en larron.
Matalobos a plus de troupe qu'un baron.
Un voleur fait chez lui la guerre au roi d'Espagne.
Hélas! les paysans qui sont dans la campagne
Insultent en passant la voiture du roi;
Et lui, votre seigneur, plein de deuil et d'effroi,
Seul, dans l'Escurial, avec les morts qu'il foule,
Courbe son front pensif sur qui l'empire croule!
-Voilà!- L'Europe, hélas! écrase du talon
Ce pays qui fut pourpre et n'est plus que haillon!
L'État s'est ruiné dans ce siècle funeste,
Et vous vous disputez à qui prendra le reste!
Ce grand peuple espagnol aux membres énervés,
Qui s'est couché dans l'ombre et sur qui vous vivez,
Expire dans cet antre où son sort se termine,
Triste comme un lion mangé par la vermine!
-Charles-Quint, dans ces temps d'opprobre et de terreur,
Que fais-tu dans ta tombe, ô puissant empereur?
Oh! Lève-toi! Viens voir! -Les bons font place aux pires.
Ce royaume effrayant, fait d'un amas d'empires,
Penche... Il nous faut ton bras! au secours, Charles-Quint!
Car l'Espagne se meurt! car l'Espagne s'éteint!
Ton globe, qui brillait dans ta droite profonde,
Soleil éblouissant, qui faisait croire au monde
Que le jour désormais se levait à Madrid,
Maintenant, astre mort, dans l'ombre s'amoindrit,
Lune au trois quarts rongée et qui décroît encore,
Et que d'un autre peuple effacera l'aurore!
Hélas! Ton héritage est en proie aux vendeurs.
Tes rayons, ils en font des piastres! Tes splendeurs,
On les souille!- Ô géant! Se peut-il que tu dormes?-
On vend ton sceptre au poids! Un tas de nains difformes
Se taillent des pourpoints dans ton manteau de roi;
Et l'aigle impérial qui, jadis, sous ta loi,
Couvrait le monde entier de tonnerre et de flamme,
Cuit, pauvre oiseau plumé, dans leur marmite infâme! "

Hors catégorie.
Cinq histoires qui dérangent, qui font réfléchir, qui interpellent...
Le premier nous emmène à Ostende, comme le promettait le titre, où un jeune homme vient y trouver le repos quelques jours pour se remettre d'un amour récemment
envolé. Il arrive donc chez sa logeuse, une femme enfermée dans sa bibliothèque d'auteurs classiques et reconnus qui semble n'avoir rien vécu excepté à travers des lignes
noires sur fond blanc. Une véritable amitié se lie, une amitié indéfinie entre un écrivain attentif qui invente les histoires et l'écoute patiemment et une
femme irréelle voguant entre les histoires de sa bibliothèque et les souvenirs de sa vie. Puis elle lui raconte, son secret, sa vie à cet homme qu'elle connaît si peu. Le
paradoxe créé par la solitude longtemps supportée d'une femme recluse dans ses pensées face à une histoire d'amour chevaleresque autant qu'érotique fait douter
l'écrivain comme le lecteur sur la véracité de l'histoire racontée par la logeuse. Ces souvenirs qui prennent l'apparence d'un récit homérique dans la bouche de la conteuse, sont-ils vrais ?
Peut-on vraiment se fier aux apparences d'une femme esseulée dont le regard ne s'arrache des pages que pour fixer l'horizon des vagues ?
Une histoire magnifique autant que spéciale sur des relations d'amitiés entre des gens différents, sur des jugements et préjugés que chacun se
permet sans connaître les gens. Les autres récits nous font découvrir des personnages aux idées arrêtées, qu'un événement anodin peut faire chavirer ou émerveiller, des personnages trop patients
ou trop impatients, des gens que l'on croise chaque jour et qui sont tous les héros d'une histoire hors du commun.
Si je conseille ce roman à celui qui veut passer une bonne soirée lecture au delà des problèmes quotidiens, je l'avertis pourtant de la diversité des
personnages des cinq récits. L'un attend l'amour, l'autre n'y croit plus, l'un adore la littérature, l'autre fustige les romans. Mais tout le roman dévoile la beauté des relations entre
des gens différents, que chacun peut nous surprendre par son histoire, ses croyances, sa persévérance, son ouverture d'esprit. Le monde est un bonheur de
diversité...
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