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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 12:59
si-homme.jpg Roman autobiographique. Ce n'est pas une biographie, puisque romancé, mais ça n'en est pas moins sévère et cru. Primo Levi nous raconte ici, dans les faits, ce qu'il a vécu dans les camps d'extermination.

C'est un récit particulièrement poignant car il nous livre ses émotions, son ressenti de l'instant, sans aucun trait atténué. On en sort meurtri!

Pourquoi ce titre...
Car dans la folie du nazisme, les prisonniers des camps ont perdu toute humanité, ils ne sont plus hommes et réagissent plutôt comme des bêtes. 

Il ne faut pas le lire pour ce qu'il apporte sur la forme, car l'aspect littéraire est maigre et d'ailleurs n'en a pas la prétention. C'est sur le fond, le message qu'il fait passer. N'y mettant pas toujours les formes, l'histoire en est plus rude. 
Il est très difficile d'expliquer les sentiments qui passent lors d'une telle lecture, ce sont avant tout des sentiments très forts, positifs comme négatifs, en bref des extrèmes. 

La dure réalité de l'horreur, du froid, de la faim, de la douleur, de la maladie.

"Mais dans la haine nazie, il n'y a rien de rationnel : c'est une haine qui n'est pas en nous, qui est étrangère à l'homme, c'est un fruit vénéneux issu de la funeste souche du fascime, et qui est en même temps au-dehors et au-delà du fascisme même. Nous ne pouvons pas la comprendre; mais nous pouvons et nous devons comprendre d'où elle est issue, et nous tenir sur nos gardes. Si la comprendre est impossible, la connaître est nécessaire, parce que ce qui est arrivé peut recommencer, les consciences peuvent à nouveau être déviées et obscurcies : les nôtres aussi."

Le message est clair : souvenez-vous! 
Un livre difficile mais à lire absolument
.
Par Didascalie - Publié dans : Social - Communauté : Mes livres préférés
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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 21:00

ubiquit-.jpg Etonnant.
Adam Volladier ne sort jamais, plutôt antisocial et particulièrement méfiant de tout et de tous.
Mais voilà qu'il se décide à sortir et se découvre un don d'ubiquité : tous le reconnaissent comme dentiste, acteur, docteur, professeur. Troublé au départ par cette multitude d'identité, il accepte peu à peu de jouer le rôle de ces vies, se laissant aller aux circonstances et laissant les autres apporter les questions qu'eux-mêmes posent afin de ne jamais prendre position pour ne pas se dévoiler.

Jusqu'au jour où il prend la place d'un amant. Jouer une relation amoureuse, n'est-ce pas trop dangereux? Avouer, ne pas avouer, que faire, que dire?

Attentif à tout ce qu'elle dit, il apprend peu à peu son propre nom (Georges Fondel), de multiples détails... jusqu'à comprendre qu'il a pris l'identité d'un malfaiteur!

Comique, mais surtout très étonnant. Tout d'abord parce que la vie d'Adam est particulièrement monotone, sa méfiance à l'égard de tout est surprenante. Et il tombe dans un excés inverse, une confiance énorme dans la vie, les circonstances mais aussi les personnages qu'il incarne. Tout se passe comme s'il avait réellement vécu ces identités! Les réponses, les gestes lui viennent naturellement, sa capacité d'écoute et d'apprentissage n'a jamais été ausi aigüe.

En tout un vrai roman surnaturel qui ne manque pas d'étonner par de nombreux aspects et qui apporte une leçon d'honnêteté. Comment vivre pleinement sa vie, avec ses passions, ses ambitions, sans empiéter sur ceux des autres?
La romancière nous tient en haleine jusqu'au bout pour savoir... Non je ne vous dirai rien!!
Jetez vous sur ce livre, il en vaut la peine!

Par Didascalie - Publié dans : Science-fiction - Communauté : Mes livres préférés
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Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /Mars /2008 15:36

oscar.jpg
Voila un roman qui change mon opinion sur cet auteur!
Il faut dire que jusqu'alors je n'avais lu que La Part de l'autre et l'Evangile selon Pilate. De ce fait, je ne voyais pas trop l'attrait que vous aviez tous pour cet auteur! Pour ma part, je l'avais trouvé plutôt sombre.

Eric-Emmanuel Schmitt réussit ici un magnifique roman.
Voici douze jours de la vie d'Oscar, petit garçon de dix ans atteint d'un cancer. Si le thème est triste, oui, le roman n'en est pas moins sublime. Oscar écrit à Dieu ; il lui raconte ses sentiments, son histoire et ce qu'il pense de son entourage. 
Douze lettres pour douze jours de la vie d'Oscar. La naïveté de ce jeune héros fait sourire, sa capacité à comprendre la réalité et les autres personnages autour de lui étonne.

Ce qui est merveilleux, difficile à dire, c'est avant tout la relation qui lie Oscar et la dame rose, une dame qui travaille à l'hopital. Celle-ci l'écoute et lui parle avec sincérité et avec coeur. On sourit de la simplicité des questions comme de l'acceptation du destin.
Le livre est très fort car il réussit à parler légèrement d'un sujet noir et dur. On en sort non pas meurtri mais touché et les larmes aux yeux, plein d'espoir. Attendissant de voir ce jeune garçon si lucide, si spontané et si joyeux de vivre malgré tout.
La force du livre réside dans celle d'Oscar à nous faire ressentir sa passion pour la vie. Relativiser pour vivre l'instant présent. Une belle leçon de vie.

Par Didascalie - Publié dans : Social - Communauté : Mes livres préférés
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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /Fév /2008 21:00
Puisqu'il est mal de critiquer sans rien faire, Didascalie prend sa plus belle plume et vous écrit un conte, applaudissez l'effort et n'hésitez pas à commenter; je ne ferai pas d'auto-critique (ce serait trop facile)

Voici donc :

Il était une fois un royaume appelé Pays de la Perfection, où régnait la paix, la bonne humeur et la rêverie. Depuis toujours ce royaume était gouverné par un roi blond aux yeux bleus, signe de perfection héréditaire. Or Mme Parfait, la reine, n'a pu mettre au monde à ce jour qu'un seul fils, Adrien, qui est brun aux yeux marrons. Outre les nombreuses querelles que cette naissance causa entre les époux Parfait, tout deux blonds aux yeux bleus, se posa une autre question : comment réagiront les habitants si un tel Prince venait à gouverner? Et ce sera le cas, puisque seuls les membres de la famille royale peuvent accéder au trône.

Prince Adrien est grand et mince pour son âge et son appétit. Son visage présente encore quelques aspects enfantins mais ses yeux enlèvent le doute quant à sa capacité à gouverner. Son regard est dur et honnête à la fois, capable d'être chaleureux comme de glace; ses idées sont réalistes, son discours précis, ses mots réfléchis, en bref un jeune homme bien trop terre-à-terre pour un conte! Beaucoup trop sceptique et alerte pour régner au Pays de la Perfection...

Alors, pour la première fois, les habitants sont appelés à donner leur avis. Sont-ils effrayés par une telle nouveauté? Ont-ils peur d'un roi éveillé différent d'eux, si rêveurs? Pas du tout, peu leur importe tant que la vie est belle dans le royaume.
Ainsi à la surprise de ses parents, Adrien fit un excellent roi, différent certes, plus moderne, auquel les habitants eurent quelques difficultés à s'adapter.

Le Pays de la Perfection se modernisa et devint le Pays du Changement. Tout à sa tâche, le roi Adrien n'a pas encore trouvé de femme, mais on lui connaît une aventure avec une jeune fille aux idées tout aussi saugrenues que lui, et qui, dit-on, le soutient dans chacun des changements qu'il apporte au royaume. A ce jour, il m'est impossible de vous dire s'ils auront ou non beaucoup d'enfants, sachez juste que tous sont curieux de savoir si le prochain roi sera brun aux yeux marrons ou blond aux yeux bleus et la philosophie qu'il suivra : changement ou perfection?

Dans notre monde, toujours plus complexe, que ferions-nous si nos contes de fées n'évoluaient pas avec nous?
Par Marie-Anne Cloarec - Publié dans : Conte didascalien
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Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /Fév /2008 21:37

algernon.jpg Extraordinaire.

Une histoire qui émeut de beauté, de gentillesse, d'espoir. 
Celle d'un arriéré mental de 32 ans, Charlie Gordon, qui aimerait bien devenir intelligent. Son rêve va pouvoir se réaliser! En effet, deux médecins ont réussi à rendre Algernon, une petite souris, bien plus intelligente qu'elle n'était, réussissant tous les tests, tous les labyrinthes... Donc l'étape suivante est de faire cette même opération sur l'homme! 
C'est ainsi que le docteur Strauss et le professeur Nemur propose à Charlie d'être le premier à tester cette opération.

Et ça marche...

Le narrateur, c'est Charlie. Les premiers chapitres sont à hurler de fautes d'orthographe en tout genre... Passé le premier étonnement, on s'y fait; et d'ailleurs, Charlie fait de moins en moins de fautes (ouf!). Il murit à une rapidité exceptionnelle et ouvre les yeux sur le monde qui l'entoure. Sur les conseils des deux médecins, notre jeune héros doit tout consigner par écrit, afin de comprendre scientifiquement son évolution.

Ainsi, en quelques mois, c'est un bouleversement, un passage de l'enfant à l'adulte! Un regard nouveau sur son passé, il comprend enfin ces situations à l'école, à la maison, chez le médecin, situations qu'il ne comprenait pas et qui s'éclairent. Non, ce n'était pas sa faute...

Peu à peu, l'inévitable arrive; son intelligence monte en crescendo, mais ne s'arrête pas à la moyenne nationale!! Il la dépasse, puis dépasse le maître et en vient à trouver inintéressante toute conversation mondaine
.

Un joli passage :
"...je suis exceptionnel -terme démocratique utilisé pour éviter les étiquettes infamantes de doué ou de faible (qui signifient brillant ou attardé), mais dès qu'exceptionnel commencera à avoir quelque signification pour quelqu'un, on le changera. Il semble que la règle soit de n'utiliser une expression que tant qu'elle ne signifie rien pour personne. Exceptionnel s'entend aussi bien pour un extrême que pour l'autre, si bien que j'ai été exceptionnel toute ma vie."

Ce roman est magnifique, bien que tragique...
Beaucoup de controverses dans ce roman. Sa mère nous est montrée à travers ses souvenirs d'enfance, s'énervant tant et plus pour le rendre "normal", ses rapports difficiles avec les camarades de classe, mais aussi ses "amis" avec qui il travaillait à la boulangerie...
Charlie fait une véritable analyse de soi, recherche personnelle, devenant même schizophrène puisqu'il est en fait deux personalités (une arriérée, une intelligente) qui se complètent car il vit avec ses souvenirs...

Cette opération ne l'a pas rendu heureux, contrairement à ses prévisions. Devenu arrogant et prétentieux, il n'a plus d'ami. Mais intelligent, il oeuvre pour comprendre la vie de son autre moi, de cet arriéré qui a beaucoup subi sans jamais saisir la situation qui se déroulait sous ses yeux! 

Le plus triste? La dernière partie où... Non, vous ne saurez rien!
C'est touchant et plein d'espoir. Une jolie histoire sur le bonheur, les relations humaines, la norme, l'intelligence.
Quand la science-fiction vous explique la réalité.

Par Didascalie - Publié dans : Science-fiction - Communauté : Temps X
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Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /Fév /2008 21:20

L'idée de départ est originale. 
Un Pontesprit est en fait un animal extra-terrestre, non, pas un animal, une sorte de minéral sans os ni cerveau, mais qui est très intéressant : si vous le touchez, en même temps qu'un autre humain, vous voyez ses pensées, et lui voit les vôtres.
Idée saugrenue, mais pourquoi pas!
En cadeau, vous avez les extra terrestres qui veulent envahir la Terre, bon, c'est du déjà-vu. A part ça? Pas grand chose, j'en conviens!

Ce que je regrette dans ce livre, c'est la déviance à partir du milieu à peu près, l'auteur va trop loin, nous embarquant dans une histoire et un environnement qui se veulent originaux et qui déçoivent.

J'avoue ne pas avoir tout compris à cette histoire, qui aurait pu tenir en moins de pages finalement.

Un reproche que je ferai à certains romans de science-fiction, c'est qu'ils partent vite dans un imaginaire presque improbable qui, au lieu de nous étonner, nous ennuie.

 

Par Didascalie - Publié dans : Science-fiction - Communauté : Temps X
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Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /Fév /2008 11:43

globalia-copie-1.jpg

Un peu à la sauce 1984 mais actualisé, le roman de Ruffin se déroule sur Globalia, une planète idéale
Démocratie en paix, sécurité, égalité, Globalia surveille tout, jusqu'à la température.
Tout le continent est sous une immense bulle, protection contre la pluie, le vent, le froid. Tout est fait pour votre bien-être, en passant de l'alimentation au vestimentaire. La beauté est dans la vieillesse, ou plutôt dans la chirurgie : plus vous ètes couturé, plus vous avez vécu, plus vous ètes "parfait". Ce qui conduit à un fort vieillissement de la population, qui vit d'ailleurs très longtemps (à la limite de l'immortalité). 
Peu de naissance, peu de changement, tout est contrôlé, on s'ennuit vite à Globalia!!

Ainsi, deux jeunes gens partent à la recherche de la liberté! Ils essaient donc de passer outre cette bulle de verre pour atteindre les non-zones où se réunissent les parias de la société. Ils découvrent alors le monde tel que nous le connaissons et reste médusés : comment pouvez vous vivre de cette façon? Vos vêtements ne sont pas modulables, vous ne connaissez pas la température à l'avance, vous devez subir le vent et la pluie, vous devez chercher à manger et le cuisiner. 
Mais quel horreur!!

Un joli roman qui fait réfléchir. Oui on aime que tout nous soit apporté sur un plateau, on s'y habitue vite et on en oublie l'essentiel : liberté est synonyme de faire soi-même; et vice-versa. Et bien évidemment c'est en prenant des décisions, en allant de l'avant qu'on gagne en confiance en soi.

Globalia met en évidence l'infantilisation de la société, pour la sécurité bien sûr.
Un roman qui émeut, fait sourire et pourtant un sujet fort!! 
Très intéressant, très agréable à lire, rempli de détails amusants, à mette sur tous les chevets...

Par Didascalie - Publié dans : Science-fiction
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~Qu'est-ce donc?~

~Profil~

  • Didascalie
  • 07/12/1986
  • lecture Humour littérature Lyon histoire
  • J'étais un cercle d'étudiants en école de commerce qui aimaient lire de temps en temps et s'échanger leurs lectures. Aujourd'hui je suis devenu un blog à part entière de conseils et opinions littéraires.
 
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