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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 16:27

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Avouons-le : c'est principalement le titre de ce livre qui m'a poussée à en tourner les pages. Et je n'ai pas été déçue, loin s'en faut...

 

Une aventure qui commence dans une maison de retraite où Allan va fêter dans un quart d'heure son centième anniversaire. L'envie passagère de ne pas assister à cette cérémonie va le conduire à sauter - calmement - par la fenêtre et à s'enfuir... mais où ? Bah il verra bien ! Ainsi débute la cavalcade de notre centenaire à travers la Suède, poursuivi par la police, les journalistes curieux mais aussi d'autres personnes, car le destin d'Allan l'amène à côtoyer des individus peu recommandables, qui se présentent sur son chemin.

 

Surprise, humour et légèreté sont les trois qualités de ce roman qui nous fait redécouvrir les cent dernières années sous l'oeil d'Allan, un ressortissant suédois spécialiste des explosifs. Sa neutralité face aux questions politiques ou religieuses lui ont permis d'observer l'Histoire, en y prenant une grande part auprès des principaux acteurs politiques de ce XX° siècle. Pour notre plus grand plaisir...

 

Roman atypique, improbable mais tellement savoureux, voici vraiment un joyau de la littérature nordique contemporaine !

Par Didascalie - Publié dans : Inclassables - Communauté : Mes livres préférés
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Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 20:11

Il y a longtemps,

Tu étais un réconfort contre les monstres de la nuit, une place contre ton épaule et une protectrice façon super-héros.

Tu étais la Petite Sirène et Blanche-Neige

- je n'ai d'ailleurs pas réussi, malgré tous tes efforts, à me souvenir du nom des sept nains.

 

Tu as été le sourire, la fierté et les applaudissements à ma kermès de maternelle, où je présentais fièrement mon bateau peint, à ma chorale, à mon spectacle de danse, à la pièce de théatre de ton fils, aux tournois d'escrime de ton mari.

 

Toutes ces années, tu as été l'organisation, la prestance et l'originalité.

Tu as été la gym du midi et les mots croisés force 7.

Tu étais les puzzles longs et laborieux qui restaient des mois sur la table du salon.

Tu étais les talons qui claquent dans la rue,

Mais aussi le parfum Lolita Lempicka et les chocolats mendiants de l'Intendance.

Tu étais le manteau de fourrure avec un foulard Hermès.

Tu étais des chapeaux, des bijoux et des sacs à mains aux couleurs de tes tailleurs.

 

Tu étais aussi un rire fort et une conversation téléphonique interminable.

Malheureusement les courgettes et les champignons, heureusement le koulibiac et le risotto,

Car tu étais avant tout le bon goût, l'épicurisme et les grands diners à thème.

 

Maman,

Tu es l'Histoire avec un grand H, 

Tu es le jazz et les documentaires animaliers d'Arte.

Tu es l'Espagne du Nord au Sud mais aussi Ibiza et le champagne.

Tu es le feu, tu es la passion, tu es l'impatience.

Mais tu es aussi l'humour, tu es la beauté, tu es le savoir-vivre.

 

Tu es les cigares de La Havane, les collants originaux et les gros verres à ballon.

Mais tu es aussi la réussite de ta famille :

la sociabilité, la débrouillardise et le charme de ton fils ;

la douceur, la persévérance et l'âme aventurière de ton mari ;

la curiosité, le courage et la force de ta fille.

 

Ma chère Maman,

Tu es la fougue, l'ambition et l'intelligence.

 

Paris se souvient de deux gamines déambulant dans ses rues,

le nez au vent, main dans la main, insouciantes de liberté et de bonheur,

épanouies et souriantes, pleines de vie et de dynamisme.

 

Tu resteras à tout jamais dans notre coeur

comme une mère magique,

une femme vraie,

une amie honnête,

une connaissance précieuse,

une Colette imprévisible.

 

Je t'aime, ma petite Maman,

Je t'aime.

Je te dis au revoir.

Je te dis à bientôt.

Par Didascalie
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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 13:33

 

Retour un siècle et demi en arrière, en Russie. Là, d'inquiétants événements se produisent.

En effet, un homme qui avait tout pour être heureux, avance joyeusement dans un parc et demande la main d'une demoiselle présente. Celle-ci refusant, notre homme se tire une balle sous les yeux offusqués des grandes dames du square. Mais que lui est il arrivé ? Le jeune Eraste Fandorine, tout juste entré dans la police, s'intéresse de près à cette histoire, malgré les injonctions de son chef qui ne voit que folie et insolence dans l'acte du suicidaire. Notre régistrateur de collège, tel est son rang, tente de poursuivre la vérité sur ce cas qui l'intrigue, ce qui va le mener à rencontrer bien des gens et bien des situations compliquées.

 

Ce roman mêle admirablement l'action, la réflexion et les sentiments. Pourtant, l'esprit russe reste bien particulier et certaines phases paraissent étonnantes, ce qui peut conduire le lecteur à être en désaccord avec le héros, ce qui n'en est que plus intéressant. Peu à peu se dévoile une machination singulière, qui a ses bons et mauvais côtés. L'auteur laisse d'ailleurs le lecteur assez libre de son interprétation. Néanmoins, comme souvent dans les romans russes, la fin surprend. Tant mieux. Akounine se distingue réellement par son originalité !

Par Marie-Anne Cloarec - Publié dans : Inclassables - Communauté : partageons nos lectures
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 10:41

                                La Fête au Bouc

 

République Dominicaine.

L'auteur, maîtrisant parfaitement son sujet, nous emmène sur cette île à l'époque de la dictature trujilliste. Au fil des pages, trois récits s'entremêlent sur fond de culture latino-américaine. D'abord une avocate new-yorkaise, échappée depuis plus de trente ans de l'île et revenue aujourd'hui voir son père infirme et âgé pour les dernières explications. Ensuite une bande de Dominicains, lassée des écarts de plus en plus nombreux d'un régime injuste autant qu'autoritaire, et prête à tout pour mettre fin au "règne" de Trujillo. Enfin, le lecteur suit le quotidien du dictateur vers la fin de sa vie.

 

 

Ce roman est un véritable témoignage. Vargas Llosa réussit ici un chef d'oeuvre, qui parvient à nous décrire précisément une société incroyable conjuguant une famille de dirigeants, à la limite de la folie et se défiant de tous, avec une population aux abois, tyrannisée. Entre ces deux camps, les militaires, dociles, tentent par tous les moyens de s'attirer les faveurs d'un membre de la famille dirigeante, et ce au détriment du peuple dominicain.

 

 

Assez lente et précise, l'écriture nous invite progressivement dans une ambiance de plus en plus effrayante, où les scènes de tortures ou d'humiliation nous mettent toujours plus mal à l'aise, avant de terminer en apothéose sur les raisons de la colère de l'avocate envers son père. Un livre d'une force rare, qui demande un temps assez long pour être digéré afin d'être mieux compris. La cruauté des actes se veut descriptive mais choque néanmoins l'esprit du Français, attaché au respect des Droits de l'Homme et à la justice, valeurs qui, vraisemblablement, n'avaient pas leur place à cette époque en République Dominicaine.

Par Marie-Anne Cloarec - Publié dans : Social - Communauté : partageons nos lectures
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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 09:48

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Dans une petite ville suédoise, le commissaire Wallander est confronté à un cas singulier : deux hommes sont retrouvés morts, nus et enlacés dans un canot de sauvetage qui dérivait aux abords de la Scannie. L'enquête qui s'en suit paraît difficile pour ces policiers peu habitués à une telle violence, qui voient entrer en scène sans explication le commandant Liepa, policier en provenance de Lettonie, origine suspectée des deux morts.

 

Si les barrières culturelles nous sont bien décrites alors entre ce commandant letton issu de la capitale et la brigade suédoise de la petite ville d'Ystad, elles deviennent formidables lorsque notre commissaire est appelé à Riga, capitale lettone dont il ignore tout, suite à la mort du commandant Liepa assassiné dès son retour de Suède.

 

L'auteur parvient à faire transparaître l'inquiétude de l'étranger face aux habitudes violentes, obscures mais aussi injustes d'un pays déchiré entre indépendantistes et pro-soviétiques. Le style est parfait, humain et réaliste, crédible et incroyable à la fois. Un magnifique voyage à la découverte d'une société lettone sous le regard d'un auteur suédois. Une approche tout aussi passionnante des différences culturelles entre Suédois et Lettons, que le lecteur peut rapprocher de sa propre culture française. Mankell signe ici un livre inhabituel, allié à un excellent travail de traduction, qui donne la curiosité d'aller davantage à la rencontre des cultures des Etats baltes.

 

Pour moi, le livre de l'année !

Par Marie-Anne Cloarec - Publié dans : Social - Communauté : Mes livres préférés
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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 16:47

                                                     

 

Une histoire entre l'auteur et le personnage principal où le lecteur n'est pas convié.

 

 

L'impression d'être en-dehors du secret persiste. Or quoi de plus agréable dans la lecture qu'un sentiment de connivence avec le personnage ? Ici les actions sont parfois incompréhensibles, souvent inintéressantes puis perdent toute logique au profit de l'expression des quelques sentiments négatifs et redondants, que le personnage principal ressent en contemplant sa vie. Pourtant l'auteur tente d'instaurer un léger suspense qui ne survit pas à la lourdeur du style, ni aux abandons répétitifs du personnage face aux obstacles de la vie.


L'histoire ? Charles, architecte aux responsabilités écrasantes, a une vie plutôt remplie. Lors d'un repas de famille, il apprend la mort de la mère de son ami d'enfance, femme qui incarnait la vie par excellence. Ce fait le déstabilise peu à peu. Il se rend compte alors de la vacuité de son existence, entre sa fille devenue ado-rebelle qu'il ne comprend pas, sa femme qu'il ne voit presque plus et ses contrats à la chaîne à l'autre bout du monde. Le mot "fatigue" apparaît à chaque ligne pour souligner le poids que porte ce quadragénaire au bout du rouleau. (Cet état de dépression nous est conté avec bien des longueurs). Il en sort enfin lorsqu'il se décide à rendre visite à son ami d'enfance. Dans cette petite ville, une femme héberge plein d'enfants et de nombreux animaux, une femme qui ressemble à cette mère morte, par son courage et sa vigueur, une femme dont il tombera amoureux et qui le sortira de sa torpeur. Ouf !


Le début paraît prometteur, notamment par l'originalité du style (l'auteur supprime le sujet des phrases, sachant qu'on parle toujours de Charles) et par ces sentiments noirs que le personnage développe et dont on souhaiterait connaître l'origine. Peu à peu, le style s'essouffle, l'absence de sujet ne permet pas toujours de savoir qui fait quoi et empêche le lecteur de se plonger tout entier avec Charles dans son histoire. Non seulement décevant, le récit ennuie par un cynisme extrémiste : tout est noir, pessimisme transmis par un vocabulaire lourd, peu diversifié, parfois vulgaire et qui tourne en rond. Le repas de famille au début a le mérite de faire sourire, mais tous ces personnages longuement décrits ne réapparaitront plus de tout le roman, où sont-ils passés ? On en développe une certaine frustration, notamment vis-à-vis de sa soeur Claire, qui par son célibat et son franc-parler choque les autres membres de cette famille plutôt conservatrice. Elle revient une fois seulement pour souligner à notre héros perdu qu'il devrait plutôt habiter dans cette ferme éloignée avec cette femme si forte. D'où sort-elle ? Où était-elle pendant ces mois noirs ? Et sa femme, qu'on ne connaît pas, dont Charles dit d'elle, suite à une de leur dispute, que "décidément elle n'a rien compris" (nous non plus), qui est-elle ? Pourquoi ne veut-elle pas l'aider ? Que fait-elle ??


Et puis, ce titre ? La consolante - partie pour du beurre, après la revanche et la belle -serait-ce pour nous signifier que le personnage a vécu sa vie "pour du beurre" ? Ce n'est pas le cas, puisqu'il aime son travail, se rend compte d'un manque dans sa vie puis comprend peu à peu ce qu'il veut.

 

 

L'impression qui ressort de ce livre peut faire croire que seules les coulisses de l'histoire nous ont été racontées. Or ne regarder que les scènes supprimées d'un film ne permet pas de le comprendre. Où sont donc les autres parties du roman qui contribuent à sa compréhension et à son intérêt ? En me prêtant ce livre et alors qu'elle n'avait lu qu'une centaine de pages (sur 600), mon amie m'avait prévenue : "l'auteur se moque de nous !" Elle avait vraisemblablement tout compris...

Par Marie-Anne Cloarec - Publié dans : Best Seller
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 00:00

Petit Chat était le chaton le plus apprécié des enfants du square St Fernand.
Cette fin de matinée calme et heureuse donnait à Petit Chat la folle ambition d'en montrer aux Gros Matous du quartier. Comment ? En montant jusqu'au sommet du plus gros arbre du square.
Certes il ne l'avait jamais fait avant, mais marcher sur ses quatre pattes, il ne l'avait pas fait non plus, avant sa première fois. Ce ne serait pas si terrible, voyons, sous un si beau soleil, entouré d'enfants aussi souriants.

D'un pas nonchalant, Petit Chat se faufilait entre les jambes des amoureux paresseux, des grand-mères empâtées dont les petits-enfants courraient dans tous les coins, et des hommes affairés mais avec un sourire en coin, d'une telle bonhommie ambiante.

Petit Chat parvint sans encombre au bas du grand chêne.

Là, avant son ascension, qu'il a longuement mûrie pendant son trajet, une pointe de doute et d'angoisse surgit à la vue de la tâche qu'il s'est fixée.
Mais cet instant ne dure pas et l'ambition reprend vite le dessus sur ses états d'âme, l'amenant à effectuer ses premiers pas hésitants sur les branches de l'arbre, le plus gros arbre du square St Fernand.

Apprenant vite les mouvements qui sauvent et les réflexes de l'ascension, Petit Chat se prend pour un Gros Matou et gagnant en assurance et en confiance en lui, s'approche peu à peu du sommet tant convoité. La fierté le gagne tant qu'il voudrait la communiquer à tous, animaux comme végétaux.

Mais le soleil se fait languissant, la fraîcheur du soir s'installe, la population du square s'en est déjà retournée. Petit Chat tout absorbé par son projet dangereux n'a pas anticipé un aussi rapide déclin du jour et se retrouve bien vite seul au sommet du plus gros arbre du square St Fernand. La confiance et la fierté qu'il avait acquises lors de sa montée s'éclipsent peu à peu pour laisser place à une angoisse poignante et pesante.

Il se rend vite compte de son incapacité à redescendre, conséquence du soir vite tombé qui a renforcé sa solitude, décimant son moral. Petit Chat réfléchit, s'interroge, comprend peu à peu, puis ressent à nouveau l'espoir tel un courant chaud circulant dans tout son corps endolori par la fraîcheur de la nuit. Il reprend confiance, apaise les battements de ce cœur qui souhaitait tant sortir de sa poitrine au cours des dernières heures, puis entame sa folle descente à travers les feuillages dont le bruissement dans le silence épais du square, éclairé par une lune faible et deux lampadaires tout aussi faibles, l'effraie et lui fait prendre conscience du vide qui l'entoure.

Cette épreuve en solitaire, telle une descente aux enfers, n'est encouragée par aucune gaieté, aucun cri d'enfant, aucune chaleur humaine ou animale. Ce n'est que par miracle, qu'après un effort infini, il atteint sans encombre le sol. Frigorifié mais rassuré, Petit Chat rentre chez lui, retourné mais changé.

Le lendemain, la population joyeuse du square est à nouveau présente. Petit Chat se sent envahi du bonheur ambiant, comme chaque fois, mais dans son for intérieur, il sait, contrairement aux Gros Matous du quartier, qui n'y sont jamais parvenus, que lui l'a fait. Eh oui, Petit Chat est le seul chaton qui a réussi à monter au sommet du grand chêne, mais c'est surtout le chaton le plus apprécié des enfants du square St Fernand.

Par Marie-Anne Cloarec - Publié dans : Conte didascalien
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  • Didascalie
  • 07/12/1986
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  • lecture Humour Lyon littérature histoire
  • J'étais un cercle d'étudiants en école de commerce qui aimaient lire de temps en temps et s'échanger leurs lectures. Aujourd'hui je suis devenu un blog à part entière de conseils et opinions littéraires.
 
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